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Dans la tête d'Anaïs DUTILLEUL :

  • Photo du rédacteur: Chalice Autumn
    Chalice Autumn
  • 30 sept. 2025
  • 6 min de lecture
  • Peux-tu te présenter en tant que personne et en tant qu’autrice ? (Prénom ou nom de plume, ton âge, depuis combien de temps tu écris, où tu es géographiquement, combien de livres tu as sorti, autoédition/hybride/publication en Me, ton dernier roman sorti ?)


Je m’appelle Anaïs Dutilleul, ce qui est à la fois mon nom dans le monde réel et comme autrice. J’ai fait le choix de garder mes noms et prénoms pour me présenter comme autrice, parce que, déjà, je trouve que ça sonne hyper bien ! Et aussi parce que ça me force à assumer un peu cette part de moi. En tant qu’autrice de romance, ce n’est pas toujours facile d’assumer ce que l’on écrit, assumer d’être auteur.


J’ai 30 ans, et j’écris depuis que j’ai 8 ans, dans le fond de la classe, dans des cahiers de brouillon que je piquais dans l’armoire de la maîtresse. Honte à moi, mais quand on a une vocation…


Je suis née en Bretagne et je continue de dire que je suis bretonne, car jamais cette région ne nous quitte. Mais je vis en Touraine depuis plus de vingt ans, alors je crois que je suis au moins un petit tourangelle.

Actuellement j’ai sorti 6 romans et je prépare ma septième sortie pour la fin de l’année. Je m’auto-édite depuis 2021 et j’adore cette liberté.


  • Pourquoi est-ce que tu t’es lancé dans l’écriture ? Pour quoi/qui tu écris ?


J’ai commencé à écrire quand j’étais petite, et je n’ai jamais arrêté. Je pense que quand j’ai compris que derrière les livres que je dévorais depuis l’apprentissage de la lecture, il y avait quelqu’un, j’ai voulu devenir cette personne.


Je ne sais pas si j’ai une vraie raison d’écrire, mais je sais par contre que j’écris avant tout pour moi. Pour mettre par écrit les multiples scénarios que j’ai dans la tête depuis l’enfance.


  • Quel type d’autrice tu es : jardinière/architecte/paysagiste/autre ?


Pendant longtemps, je n’avais pas vraiment de méthode ou quoi. Mais j’ai découvert que je suis définitivement une autrice architecte. Sans plan, je ne suis pas capable d’aller au bout d’une histoire. Je dirais que ça me permet d’avoir un cadre, de me canaliser aussi. Je travaille beaucoup mon histoire en amont, pour apporter de la cohérence, et essayer d'emboîter les pièces du puzzle, ce qui me permet de passer moins de temps à l’étape de la relecture.


  • As-tu une routine d’écriture ? Si oui laquelle ? Si non comment t’organises-tu pour écrire ?


Pas vraiment. Quand j’ai vraiment besoin de me concentrer ou que j’ai du mal à démarrer, je vais mettre de la musique (playlist du roman en cours d’écriture). Mais je n’ai pas vraiment de VRAIE routine. Quoique parfois, ce serait pas mal quand même je pense !


  • Quelle est ta partie préférée de l’écriture ? Et celle que tu détestes ?


Je prends beaucoup de plaisir à rencontrer mon histoire, et donc à la préparer. Les fiches personnages, mon plan détaillé, les petits points précis que je veux travailler en amont (les lieux, des scènes que j’ai en tête, la chronologie de certains faits). J’aime beaucoup l’avant écriture, en fait. Détester, je ne sais pas, mais je m’arrache pas mal les cheveux sur les corrections.


  • Peux-tu m’expliquer ton processus d’écriture le plus précisément possible : de l’idée au livre ? 


Quand j’ai une idée, je la note dans mon petit carnet à idées. C’est vraiment un carnet qui me sert de brouillon et dans lequel je peux écrire un vrai synopsis, des détails sur les personnes, autant que trois lignes après un rêve.


Cette idée se développe, et dans ma tête et dans ce carnet, et quand elle commence à prendre trop de place, je prends un nouveau carnet qui sera entièrement dédié à cette histoire/saga. Ce carnet va me servir de feuille de route, et de gros fourre-tout. Je vais d’abord développer mon histoire, éventuellement prendre des notes sur des lieux, faire une

première mini-fiche personnage, puis attaquer mon plan une fois que j’ai vraiment travaillé mon univers.


Une fois que je suis prête à attaquer l’écriture, ma dernière étape consiste à faire une fiche personnage détaillée. J’aime bien dire que je fais connaissance avec mes personnages. J’utilise celle de la boutique de papeterie pour auteur : Writership. Je les trouve très adaptées pour mon utilisation.


Je vais ensuite basculer ces données dans mon logiciel d’écriture. J’utilise Writecontrol, qui me permet d’avoir mon plan, des documents, des fiches personnages à portée de main. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir toujours mon carnet à portée de main.


Après, je passe à l’écriture pure et dure. En générale, je travaille un chapitre par jour (pas tous les jours, je suis pas une machine non plus).

Et puis après, les étapes classiques je dirais. Relecture, retravail, BL, on retravaille à nouveau, relecture et correction… Puis arrive le moment de mettre en forme le livre et voilàààà!


  • Est-ce que tu as un genre de prédilection ou aimes-tu expérimenter plusieurs genres ?


Même si j’ai pas mal de projets de l’imaginaire dans un coin ou deux de mon esprit, pour l’instant, je me focalise sur la romance.


  • As-tu déjà exposé en salon et peux-tu nous parler de cette expérience ? Comment sont tes dédicaces ?


J’ai commencé les salons en 2024 et c’est toujours un plaisir de rencontrer les lecteurs, de discuter avec d’autres auteurs. C’est assez solitaire d’être auteur, et avoir l’occasion de voir les autres personnes qui font la même chose que nous, ou de rencontrer des gens qui

nous ont lu, ou vont nous lire… C’est tellement gratifiant. Ce n’est pourtant pas toujours facile. Un stand coûte de l’argent, et c’est toujours le risque d’être perdant (logement, transport, frais de nourriture, stock de livres, de goodies…). Et surtout, c’est épuisant. On ne dirait pas comme ça, mais généralement, je reviens de salon avec l’énergie à -1000

mais le cœur empli de jolies choses.


  • Est-ce qu’en te lançant dans l’écriture tu avais un but ? Quel est-il ?


Aller au bout de mon premier roman. Je pense que c’est plus que réussi !


  • 3 leçons d’écriture que tu as apprises depuis que tu as débuté ton parcours ?


S’écouter. Leçon assez durement apprise et très récemment, mais si tu n’écoutes pas ton corps, et ton esprit, tu n’arrives à rien, tu n’es pas satisfait de ce que tu fais, et au bout d’un moment, ça bloque.

Aimer ce qu’on écrit. C’est peut-être bête, mais il m’est arrivé de me lancer dans des projets où je n’aimais pas du tout ce que j’écrivais, soit parce que je n’étais pas préparée, soit parce que ce n’était pas le moment… Et je ne m’éclatais clairement pas autant que sur

des textes dont j’aimais l’histoire et où les mots coulaient de source.

Regarder ce qui se fait ailleurs, sans pour autant se comparer. Perso, si je me compare, ça me bloque. J’ai l’impression d’être nulle, de pas faire assez, que mes romans sont pourris.


Alors que regarder ce que font les autres auteurs (en termes de communication, de prestataire etc), bah ça m’a vachement aidé à m’améliorer, à trouver des idées sympas pour les salons, à me donner envie de faire des projets de plus grosses envergures.


  • Quel(s) conseil(s) tu donnerai à quelqu’un qui veut se lancer dans l’écriture ?


De se faire plaisir et d’écrire d’abord pour soi. On a tout le temps de rendre un texte vendeur après. Le premier jet est aussi là pour se faire kiffer.


  • Est-ce que tu dirais que tout le monde peut écrire un livre ?


Oui et non. Sur le papier, tout le monde peut écrire. Mais aller au bout, c’est un autre débat. Il faut de la patience, de la persévérance. L’imagination et une bonne histoire, un joli univers, ne font pas tout. Et si l’écriture se travaille, et que je considère que l’on devient meilleur en travaillant, j’ai du mal à voir tout le monde écrire un livre quand même !


  • Faut-il lire pour écrire ?


Dans l’absolu, je dirais que non. Mais en vérité, ça fait partie de ce qui forge un auteur aussi. Je pense qu’on s’abreuve de ce qu’on lit, et qu’on apprend à raconter aussi en lisant.


  • Qu’est-ce que tu trouves le plus difficile dans le fait d’être autrice ?


La précarité du métier. Non seulement, on est très seul, mais en plus, on a absolument aucune aide hormis les copains auteurs. C’est un métier qui coûte de l’argent, parfois plus qu’il n’en rapporte et les revenus sont hyper disparates. Si je dois cibler plus encore les auteurs AE, je dirais que c’est aussi très énergivore.


  • Si le choixpeau t’attribuait une Maison (Harry Potter) laquelle se serait ? Si ton Daemon (A la croisée des mondes) apparaissait, quel animal se serait ?


Généralement, j’oscille entre Serpentard et Serdaigle et je trouve que les deux s’accordent assez bien pour traduire ma personnalité.

Et mon Daemon serait probablement un loup, animal auquel je me suis très souvent identifiée.


  • Où est-ce qu’on peut te suivre sur internet ?


Tous mes réseaux sont là : https://linktr.ee/anaisdutilleul_autrice


  • Un dernier mot totalement libre ? Fais-toi plaisir pour nous parler de ta dernière sortie ou d’une envie ou de ce que tu veux !


Euh… Bisous, bisous… Gossip girl ?


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